Category: Internet


La pause du blog est terminée, on va pouvoir reprendre dans la joie et la bonne humeur :) .


Certains de mes fidèles lecteurs le savent : j’ai été stagiaire à temps plein chez PowerOn pendant un certain temps (6 mois pour être précis). Maintenant que ce stage est terminé, c’est l’heure de vous faire part de mon expérience dans deux domaines qui vont sûrement vous intéresser : le community management et le télétravail.

Alors community manager, ça se passe comment ?

Je ne vous ferai pas le coup des 10 conseils bidons sur Twitter, aussi je vais faire un constat par rapport aux divers billets de blogs qui donnent des leçons sur ce que doit faire un CM : il n’y a qu’une seule constante, et c’est la suite de missions auxquelles doit s’atteler ledit CM, qui ne sont pas forcément toutes assignées.

Plusieurs paramètres entrent en compte dans l’élaboration et la mise en application d’une stratégie sur les médias sociaux :

  • la communauté à laquelle on s’adresse,
  • ce qu’on attend d’elle et ce qu’elle attend de nous,
  • les usages de celle-ci (est-elle plus active dans la blogosphère ? Sur Twitter ? etc…),
  • l’activité qui traverse cette communauté (un évènement majeur ou un certain sujet maintient leur attention ?),
  • mais aussi et surtout l’entreprise pour laquelle on travaille (comment garder une communication cohérente entre l’entreprise, le CM et la communauté ?).

Je dis ça en ayant noué des partenariats avec plusieurs communautés différentes et participé à l’élaboration de stratégies/cartographies de campagnes social media pour différentes entreprises. Mais ce que je dis n’a pas valeur de dogme, aussi j’invite ceux qui ne sont pas d’accord à expliquer leur position dans les commentaires. Je n’ai “que” 6 mois d’expérience après tout ;) .

D’ailleurs, je vous invite quand même à lire les billets des blogs sur le community management, car les astuces ou conseils sont toujours bon à garder dans un coin de la tête. Ça pourrait vous donner des idées brillantes :) .

Je vous conseille le blog d’Yvain Ducrocq qui propose quelques articles intéressants.

Quoi qu’il en soit, je me suis surtout concentré sur GeekBooster et ce fut l’occasion de faire connaissance avec beaucoup de blogueurs sympathiques. Et ça, ça n’a pas de prix.

Et le télétravail, ça vaut quoi ?

Bosser dans une entreprise où tout se fait en télétravail, je trouve que c’est quand même une expérience assez rare. Autant dire que j’en ai maintenant un avis très positif.

La clé se trouve probablement dans la capacité des collaborateurs à fluidifier leurs échanges en ligne, et pour cela les outils collaboratifs ne manquent pas, que ce soit Google Apps, Skype ou Basecamp par exemple.

Autre chose qui est très importante : le relationnel. Des réunions hebdomadaires et des rendez-vous réguliers avec le RH sont des exemples de solutions qui peuvent maintenir le moral dans les troupes. Inutile de préciser qu’un micro et une webcam sont plus que nécessaires quand on est télétravailleur.

Dans les deux cas, j’ai été très bien pris en main et j’ai pu pleinement exploiter mes compétences dans le cadre du télétravail.

Bien sûr, il faut aussi réussir à se motiver tout seul dans sa pièce tous les jours, et accepter le manque de contact qui colle au télétravail malgré toutes les solutions disponibles… Il reste le colunching si jamais vous vous sentez vraiment seul.

Je vous recommande aussi de lire cette BD (en anglais) de The Oatmeal qui sent bon le vécu :) .

Bref, j’ai eu l’occasion de vivre un métier encore tout jeune et une méthode de travail aujourd’hui atypique, et ce fut une expérience enrichissante.

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Ça va faire un an qu’on le dit : la Hadopi est complètement obsolète car elle s’attaque uniquement au P2P (en plus de se baser sur l’IP qui n’est pas une donnée fiable, et pleins d’autres détails amusants).

Seulement la question que je me pose aujourd’hui est la suivante : et si cette obsolescence était sa plus grande force ?

En effet, s’attaquer uniquement au P2P a eu pour effet de faire migrer les internautes friands de contenus copyrightés vers le DDL et compagnie (Megaupload, Rapidshare et les boards warez qui s’en servent en général). Gularu s’en félicite dans ce billet d’où provient l’image suivante :

Torrent vs MegauploadC’est super en effet : les français ont changé leurs habitudes et restent donc intouchables… pour le moment.

Seulement il y a une couille dans le potage…

Il y avait quelque chose de bien avec le P2P, c’était que le partage se faisait directement entre les utilisateurs avec une technologie qui était jusque là la plus sophistiquée. Il n’y avait pas d’argent en jeu, hormis les pubs sur les trackers, qui n’étaient là qu’au moment de récupérer instantanément un fichier torrent ridiculement léger (c’était aussi plus léger en terme d’empreinte carbone de partager la charge entre tous les utilisateurs :P ). Le communautarisme entre les internautes était la règle du jeu.

Or que s’est-il passé avec l’évolution du warez vers la domination du DDL ? On a déplacé le partage de fichier vers un modèle plus centralisé, dans lequel des forums se font des couilles en or avec de la pub en abondance, et des manières les plus insultantes possibles pour celui qui vient récupérer le dernier film de Cameron : pop-ups à profusion, bandeaux de pubs sur des kilomètres, liens qui imposent de la publicité avant d’enfin accéder au fichier… Je n’évoque même pas les géants du partage de fichier comme Megaupload et Rapidshare, qui se font pas mal d’argent grâce à leur domination sur ce type d’échange.

Skalp de Plug’n Geek le dit bien, c’est une économie parallèle infecte. Un business juteux qui n’a que faire des idéaux originellement véhiculés par le warez.

Mais jusque là ça va (on va dire, hein).

Supposons que ça ne vous pose pas de problème. Vous avez le droit, on peut se foutre royalement des intentions de l’offre tant que la demande est satisfaite…

Le souci est ailleurs : un modèle moralement indéfendable est une cible plus facile à abattre.

Mettons-nous en situation avec un peu de fiction… En 2011 une nouvelle loi contre le téléchargement illégal est proposée, l’argument choc est le suivant : “Pouvons-nous laisser nos artistes à la merci d’une mafia qui se fait des sommes astronomiques sur leurs dos ? Pouvons-nous laisser une minorité faire miroiter la gratuité à nos citoyens en leur glissant insidieusement des publicités douteuses et parfois même en introduisant des logiciels espions dans leurs ordinateurs à leur insu ?”

Avouez, il serait beaucoup moins facile de briller en société en réfutant le discours ci-dessus, car il serait vrai.

La seule chose qu’il resterait à faire pour éviter que le choc déferle sur les internautes eux-même en les pénalisant directement, serait de s’attaquer aux régies publicitaires peu regardantes ou en mettant les hébergeurs de fichiers sur le pied du mur. Toujours est-il que l’image du warez aura été ternie durablement aux yeux du grand public, et que le discours sur la possibilité d’une alternative à l’économie culturelle actuelle sera devenue plus difficile qu’aujourd’hui, voire impossible.

Fabrice Epelboin n’avait pas tort en déclarant que le Direct Download est le cancer du pirate (billet publié peu après l’affaire Wawa-Mania dont quelques échos avaient eu lieu ici).

DDL is a crime

Heureusement pour le warez lui-même, il vivra encore

Si le DDL est attaqué tout comme le P2P, les internautes pourront toujours bouger vers une solution devenue préférable. En fait ils pourraient même retourner vers le P2P qui aura évolué vers le tout-sécurisé (avec une couche de MUTE ou que sais-je d’autre), et sera devenu un véritable bourbier pour les agences de renseignement. On entre là dans des conséquences encore plus complexes, et qui pourraient avoir d’autres répercussions encore sur la vie des internautes (impunité totale de la pédopornographie grâce à un réseau entièrement crypté, victoire du crypto-anarchisme sur les gouvernements…).

Méfiance toutefois : profitant de l’image noircie du warez prochainement acquise, des lois bien moins respectueuses de votre vie privée pourraient empêcher pour de bon le partage de fichiers. Après tout, les droits de l’homme sont déjà moins importants que les droits d’auteur à en juger les faits.

Pour toutes ces raisons, il se peut que l’obsolescence de la Hadopi ait jouée un rôle efficace pour desservir la cause warez. Il est toutefois peu probable que cela ait été délibéré.

J’en profite pour vous signaler que le dernier décret pour Hadopi ( qui est très moche) est publié. Et ça n’a pas trainé : une première plainte a été envoyée à la divine autorité.

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google app inventorGoogle vient de sortir App Inventor, une application qui permet à n’importe qui de créer sa propre application Android.

google app inventor screen

Il est possible d’utiliser :

  • la géolocalisation pour, par exemple, faire un Foursquare-like
  • les fonctionnalités du mobile pour, encore par exemple, spammer une connaissance avec de la pub pour viagra par envoi régulier de SMS
  • la communication du mobile avec le web pour, toujours par exemple, publier des statuts à la Twitter sur son site perso

Bon bon, c’est bien sympa tout ça, mais comment ils rendent ça accessible à (presque, faut quand même un minimum de logique) tout le monde ?

App Inventor, ou comment jouer aux briques Lego avec des applications

L’idée est qu’on “développe” l’application en assemblant des blocs de manière cohérente, ces mêmes blocs étant chacun associés à une action, qui seront exécutées dans l’ordre et les conditions établies.

google app inventor screen

C’est tout bête, et je pense que c’est une manière aisée de faire gonfler le nombre d’applications dans l’Android Market.

Ce que ça implique

J’annonce une déferlante d’applications complètement nazes et inutiles, mais aussi des trucs super cool qui n’auraient pas existé autrement.

En effet, je suis sûr qu’il existe des personnes qui ont d’excellentes idées mais pas les compétences pour les concrétiser. Alors pourquoi pas ? De plus, à vue d’œil les blocs semblent donner un petit aperçu de ce qu’est la programmation, et ça c’est pas un mal.

Dommage au passage que la vidéo de démonstration d’App Inventor nous montre le genre d’appli que je n’attends pas du tout (mais bon, je pense que Google vise en priorité ce public là) :

Comment c’est trop coule, on peut faire une image de chat qui fait miaou quand on passe le doigt dessus, laule !

Bref, wait and see, comme d’hab. J’ai quand même assez confiance en la créativité des êtres humains pour me surprendre :) .

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Hier vous vous êtes amusé à la fête de la musique, mais c’était quand même une super occasion pour que la déjà obsolète Hadopi fasse parler d’elle :

Il s’agit d’une vidéo éducative pour les députés qui ont voté pour Hadopi… Officiellement c’est destiné à prendre des adolescents pour des cons mais c’est quand même un peu trop gros pour que ça passe hein :) . Toutefois ça reste une tentative ratée (et annulée) de la part de France 5 pour faire une vidéo “éducative”. Et vu les grosses erreurs et l’esprit partisan, on attend la prochaine version avec intérêt.

En attendant la loi reste une réalité, et même si la CNIL a autorisé la collecte d’IP, le pouvoir de sanction de la Hadopi n’a toujours pas le feu vert.

Et comme une piqûre de rappel en appelle une autre, so0n nous a mis les failles du système en une image :

fail_hadopipo

Oui oui Seedfuck encore et toujours… Tel un virus il mute et devient de plus en plus dangereux pour tout le monde, que ce soit pour les innocents ou pour le fondement d’Hadopi : l’adresse IP.

Du coup le meilleur moyen de s’en sortir est d’avoir un logiciel de sécurisation, histoire de dire qu’on est innocent (je le répète, la présomption d’innocence n’existe plus en France au fait). Alors comme l’offre est pléthorique, je vous ai pondu une petite liste de ce qui se fait de mieux actuellement :

Le contrôle du téléchargement d’Orange

La fameuse protection à deux balles n’est malheureusement plus disponible à la vente, pourtant ses failles de sécurité étaient prometteuses en terme de pédagogie. Seule une vingtaine d’early adopters a eu la chance de l’utiliser à ce jour.

Les plus :

  • Parfait pour madame Michu
  • Donnera une réputation de warrior hacker à ses petits-enfants quand elle recevra quand même son premier mail d’avertissement
  • Vous aurez l’honneur de faire partie d’un botnet patriotique ! (merci so0n pour me l’avoir rappelé dans les commentaires :P )
  • Coûte pas trop cher (comparé à certains concurrents mentionnés plus bas)

Les moins :

  • N’est plus disponible (forcément)
  • Prend 500Mo d’espace disque
  • N’est pas labellisé

Le pare-feu OpenOffice

Le grand messie est arrivé ! La prospectiviste en nouvelles technologies Christine Albanel nous en avait un peu parlé l’an dernier, et elle a vu juste !

Nous pouvons maintenant installer un pare-feu OpenOffice gratuitement est profiter de notre connexion internet en toute sérénité !

Les plus :

  • Gratuit !
  • Approuvé par Christine Albanel un an avant sa sortie
  • On a accès aux graphiques avec OpenOffice Calc

Les moins :

  • Le juge croira que vous le prenez pour un con
  • N’est pas labellisé

Hadopi Web Filter

Une protection contre Hadopi destinée aux entreprises, enfin un peu de bon sens… il est bien connu que les malfaiteurs téléchargent tous les derniers Joséphine, ange gardien au travail.

Les plus :

  • Solution dédiée aux professionnels
  • Un nom qui en jette au tribunal
  • Garanti 100% efficace, une première dans l’histoire de l’informatique !

Les moins :

  • Coûte 199€ quand même…
  • Ce produit étant 100% efficace, il est l’aboutissement de la singularité technologique. Il vous rendra triste à chaque fois que vous lirez son nom, car il n’y aura plus de progrès possible
  • Impossible de vérifier si c’est vrai par contre, vous pourriez vous manger un petit coup de LCEN dans la tronche…
  • N’est pas labellisé

ZyWALL USG

Aussi visionnaire que Christine Albanel, ZyXEL avait préparé un pare-feu “compatible avec Hadopi” il y a un an. Aujourd’hui, forte de son expérience dans le domaine, l’entreprise récidive.

Les plus :

  • Créé par une entreprise qui a un an d’expérience dans le domaine
  • Une alternative à Hadopi Web Filter pour les entreprises

Les moins :

  • 2480€ dans les fesses !
  • N’est pas labellisé

Vivement un bon vieux catalogue sur minitel pour qu’on s’y retrouve :) .

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Le logo Hadopi par Ayashi

Vraiment, vous n’êtes pas intéressés ?

En effet, alors que la si indépendante CNIL a finalement donné le feu vert à Trident Media Guard pour collecter les adresses IP en vue d’alimenter la HADOPI, Orange a eu la brillante idée de commercialiser un programme qui va faire fureur : le contrôle du téléchargement !

Ben oui, comme on peut toujours rêver pour savoir ce qui est considéré comme un logiciel de sécurisation (quoi que…), alors autant forcer la main !

Jugez plutôt : le logiciel bloque tous les logiciels de P2P dès qu’il est lancé, en prenant soin de noter les horaires de son activité, histoire de servir de preuve de votre innocence devant le tribunal (ben oui, maintenant il faut prouver son innocence en France, vous n’étiez pas au courant que nous sommes tous des criminels ?). Et pour que ce soit encore plus joli, il y a des petits morceaux d’Hadopi :) .

Évidemment vous pouvez oublier le téléchargement de la dernière distribution Linux, mais comme c’est gratuit on s’en fout chez Orange hein ! Oubliez aussi d’utiliser Skype, parce que bon, autant faire d’une pierre deux coups : c’est quand même chiant ces trucs qui permettent de téléphoner gratuitement. J’éviterai d’évoquer Spotify, Blizzard Downloader ou les albums de NIN que Trent Reznor aime faire circuler en torrent.

Et comme chez Orange ils sont trop cool, ils vous libèrent de la gratuité pour 2€ par mois, comme ça vous êtes sûrs et certains d’être complètement convertis à la culture du tout payant. Soyez patients, un jour vous paierez aussi le droit de respirer !

Contrôle du téléchargement par Orange

Cependant, comme le monde a été super bien fait, il y a toujours un moment où ça dérape, et en fait ça a déjà commencé : ce fameux logiciel communique avec un serveur distant, et les données transitaient en clair.

Oui oui vous avez bien lu : tout le monde pouvait accéder aux adresses IP des malheureux abonnés (on pouvait même les voir sans mot de passe sur une page, qui est maintenant inaccessible), et faire tourner ça sur les trackers de torrent où Trident Media Guard est en train de se goinfrer… oups !

Bien sûr Orange interprète cette découverte comme une intrusion informatique. Parce que la culture de la peur, c’est pas seulement un moyen pour se faire 2€ par mois sur le dos de personnes sans compétences informatiques et qui craignent pour leur connexion internet… C’est aussi un moyen pour menacer ceux qui vous trouvent des failles de sécurité sur vos programmes pourris (depuis la LCEN si vous suivez bien notre rapide plongée vers le tiers-monde technologique qu’est la France). La meilleure réponse qu’on puisse donner est ça.

J’espère que vous aimez ça, parce qu’on va en bouffer des tonnes, et du même calibre, pendant quelques mois ou années :) .

Double Facepalm

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