onlive

J’en avais parlé ici en mars : OnLive devait être lancé le 17 juin et la promesse a été tenue. Jusque là tout va bien, surtout que j’attendais beaucoup du cloud gaming… au niveau des prix. Et là ça coince en fait.

Une console pour riche… sans console.

Si j’en crois GameBlog, il va falloir débourser :

  • 11€ par mois pour le service
  • 19,79€ en moyenne pour un jeu complet (rêvez pas, les blockbusters sont à plus de 40€, les jeux indépendants font largement baisser la moyenne)
  • 5,94€ en moyenne pour jouer 5 jours un jeu
  • et 4€ en moyenne pour jouer 3 jours un jeu

Je ne sais pas pour vous, mais pour moi c’est la douche froide : je trouve largement moins cher sur le marché de l’occase… En plus c’est pas la course pour finir un jeu en moins de 3 ou 5 jours, notamment quand il est impossible de l’acheter définitivement sur OnLive (c’est apparemment le cas de Batman : Arkham Asylum).

Le prix du matos vous me dites ? 11€ par mois, ça fait pas mal si vous conservez l’abonnement sur la même durée de vie que votre console favorite.

Mais même ces détails oubliés, les prix pratiqués sont clairement pour des personnes qui bouffent du kilomètre en jeux vidéo. OK c’est cool mais dans ce cas là c’est pas un catalogue aussi peu fourni (avec certains jeux qui sont uniquement disponibles en démo !) qui va me décider.

Alors, c’est de la merde OnLive ?

Pas vraiment. Le service vient d’être lancé et il y a des chances pour que dans quelques années le catalogue suive la même évolution que celui de Steam (qui avait plus ou moins les mêmes défauts de jeunesse et qui est maintenant couramment utilisé). Quelque part aussi, il faut bien entretenir les serveurs qui doivent pas mal encaisser en faisant tourner de gros jeux et en envoyant en streaming le résultat des commandes au joueur en 720p.

L’idée en soi reste géniale, même si la dématérialisation comporte son gros lot de défauts (à commencer par l’aliénation du joueur de ses possessions vidéoludiques). Peut-être qu’un jour il y aura un équivalent à GoG.com dans le marché du cloud gaming, du coup je ne demande pas mieux si l’idée rencontre du succès et fait son petit chemin.

Bref, je pense que la balle est dans le camp d’OnLive (et ses concurrents). Mais en attendant que les prix baissent ou que l’offre en vaille la peine, le cloud gaming c’est sans moi.

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